En tout cas depuis la dimension de l’espace-temps où réside et fonctionne notre esprit conscient ! Pourtant, une grosse partie de ce que l’on est, et de ce que l’on pense, se constitue dans ces espaces « au-delà ».
Que cela soit dans ces états de rêverie, lors d’une marche, d’une tâche répétitive, d’un processus créatif, etc., cette partie libre de notre psychisme élabore pour adapter notre intériorité à l’extériorité. Le processus est encore plus franc pendant les rêves, puisque le conscient est en vacances !
Surmenage, stress, insomnies, nous empêchent de rentrer dans ces états de conscience « altérés » qui nous permettent de résoudre des équations dans cette machine de calcul extrêmement puissante qu’est l’inconscient.
Notre Corps de Rêve se libère donc lorsque nous lâchons le contrôle conscient. Il aime l’expansion, s’anime avec nos aspirations, lance la trame nos objectifs.
Paradoxalement il faut le tenir sous contrôle pour éviter un vagabondage intempestif, qui peut nous laisser avec une sensation d’éparpillement, une difficulté à établir ses limites ou porosité aux émotions, ou encore une sensation d’être constamment ailleurs.
En médecine chinoise, on veille tout d’abord à enraciner ce corps « Hun » dans le Foie par une bonne qualité du sang. Dans les pratiques de méditations Taoïstes on le dompte avec des visualisations créatrices, des assertions de ce que nous voulons devenir. Avec les outils rituels Taoïstes du « mystère » on utilise les mantras, mudras, talismans, pratiques de rêves.
Mais sûrement le meilleur moyen de donner de l’espace à cette instance psychique c’est de nous « ré-associer ». Souvent en acceptant de soigner ces blessures qui nous ont morcelé dans notre coeur et à travers l’espace-temps. Dans la Tradition Taoïste, les récupérations d’âmes sont utilisées dans ce but.
Notre corps de rêve, habilement mené, peut nous permettre chaque nuit de nous retrouver un peu plus complet, riche de cette information collectée pour compléter le puzzle psychique du moment !
